Homélie du 14 octobre 2018

Vends ce que tu as et suis-moi

Dimanche, 28ème Semaine du Temps Ordinaire - Année B

Une homélie de fr. Pierre de Béthune

Nous comprenons alors mieux que l'Évangile ouvre des horizons ; il ne contraint pas. Il invite à écouter son désir, à écouter son coeur libre. Jésus est venu accomplir la Loi, oui, et il se réjouit de voir comment le jeune homme en accomplit tous les préceptes. Mais si on peut accomplir la Loi, on ne peut jamais 'accomplir' l'Évangile. Cela nous dépasse absolument c'est impossible : «  aux hommes, c'est impossible, mais pas à Dieu, car tout est possible à Dieu  ».

C'est pourquoi Jésus n'est pas venu pour nous dire ce que nous devons faire. -- Il ne faut pas réduire l'Évangile à une Loi. -- Mais, par ses paraboles, ses paroles et par sa façon de vivre parmi les humains, il nous touche le coeur, il le rend «  tout brûlant  ». Il y met le goût pour une vie habitée par ce grand désir de miséricorde et de perfection, à l'instar de notre Père du Ciel. Bien sûr, dans notre vie quotidienne, nous devons constamment faire bien des choses, même quand nous n'en avons pas tellement le goût, mais pour les grandes options, nous voyons bien que nous ne pouvons les prendre que depuis notre désir le plus profond. Autrement, ce que nous entreprenons sous la contrainte, extérieure ou intérieure, risque toujours d'être dégradant.

Laissons donc l'évangile de ce dimanche faire son chemin dans notre coeur, car «  elle est vivante la parole de Dieu, elle pénètre au plus profond de l'âme  ». Et prions l'Esprit de Jésus, l'Esprit saint, de nous guider pour y discerner son appel d'aujourd'hui. Au cours de l'eucharistie, nous appelons l'Esprit sur le pain et le vin, fruits de la terre et de notre travail, pour qu'il deviennent le pain de la vraie vie et le vin du Royaume. Qu'il nous éclaire pour que toute notre vie, avec ses travaux et ses joies, rayonne la joie de l'Évangile.

 

À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse

J’ai prié, et le discernement m’a été donné. J’ai supplié, et l’esprit de la Sagesse est venu en moi. Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d’elle, j’ai tenu pour rien la richesse ; je ne l’ai pas comparée à la pierre la plus précieuse ; tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable, et, en face d’elle, l’argent sera regardé comme de la boue. Plus que la santé et la beauté, je l’ai aimée ; je l’ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s’éteint pas. Tous les biens me sont venus avec elle et, par ses mains, une richesse incalculable.

Sg 7, 7-11

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours : que nos cœurs pénètrent la sagesse. Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ? Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin, que nous passions nos jours dans la joie et les chants. Rends-nous en joies tes jours de châtiment et les années où nous connaissions le malheur.

Fais connaître ton œuvre à tes serviteurs et ta splendeur à leurs fils. Que vienne sur nous la douceur du Seigneur notre Dieu ! Consolide pour nous l’ouvrage de nos mains ; oui, consolide l’ouvrage de nos mains.

Ps 89 (90), 12-13, 14-15, 16-17

La parole de Dieu juge des intentions et des pensées du cœur

Frères, elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur. Pas une créature n’échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, soumis à son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes.

He 4, 12-13

Va, vends ce que tu as. Puis viens, suis-moi

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. » Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

Mc 10, 17-27

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