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Homélie du 1 avril 2018

Jésus de Nazareth, le Crucifié, est ressuscité

Résurrection du Seigneur - Année B

Une homélie de fr. Pierre de Béthune

Ce matin, à l'aurore, le Père Martin a allumé le cierge pascal et nous avons vécu l'évènement de la Résurrection de Jésus.

A présent nous prenons encore le temps pour célébrer et méditer le mystère de la Résurrection.

Il faut du temps pour intégrer une telle annonce.

Il faut du temps pour accueillir malgré tout l'espérance qu'elle réveille, en ce moment de notre histoire où beaucoup d'évènement et de situations nous semblent vraiment désespérées, tant pour notre vivre ensemble que pour la survie de notre planète.

C'est pourquoi en ces jours où nous rappelons la vie de Jésus au-delà de la mort, nous ne voulons pas vivre cette annonce seulement au plus intime de nous-mêmes, car nous savons que nous sommes aussi appelés à regarder autour de nous les germes de vie nouvelle, dans la nature, mais également dans notre société, partout dans le monde, pour promouvoir toute espérance et toute énergie de vie, là où nous sommes.

Prions ensemble pour demander au Seigneur ressuscité une énergie nouvelle, pour vivre ainsi, et développer toute vie véritable.

Pâques 2018

(Jean 20, 1-10)

?Comme saint Benoît nous le recommande, tout au long de ce carême nous avons « attendu la Pâque avec la joie du désir spirituel ». Et aujourd'hui, voici que notre attente est comblée : l'annonce de la résurrection a multiplié notre allégresse. « Voici le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie ! »

Nous chantons cela parce que nous connaissons la suite de l'histoire. Mais en réalité, le matin de Pâques, tel que nous le décrivent les évangiles, ce n'était pas la joie et l'allégresse. (Plutôt un matin de printemps indécis) Les disciples n'attendaient plus rien.

?En effet, nous avons entendu cette nuit, dans l'évangile de Marc, que la peur paralysait les premiers témoins, au point de les rendre muets. Saint Matthieu quant à lui nous décrit l'incertitude qui régnait parmi les disciples : certains ont même douté, jusqu'au jour de l'Ascension. L'évangéliste Luc, dans un récit très semblable à celui de Jean, raconte, comment l'apôtre Pierre est allé voir le tombeau, il a constaté qu'il était vide et « est rentré chez lui, tout songeur- » L'état d'esprit de ceux qui avaient suivi Jésus jusqu'à Jérusalem est bien résumé par saint Luc dans l'épisode des 'disciples d'Emmaüs' : « Nous avions cru-mais voici trois jours que tout cela s'est passé- » C'est un calme désespoir, la résignation, et en tout cas aucune attente d'une possible continuation de cette aventure.

?L'évangile selon saint Jean que je viens de vous lire évoque le même trouble : il décrit les courses de Marie-Madeleine et puis celle des disciples, leur agitation, leur inquiétude ; il relate de nombreux détails anecdotiques sur les bandelettes et le suaire, mais n'offre apparemment aucun élément qui puisse ranimer l'espérance et la foi.

?Dans ce contexte la lecture la plus simple, la plus obvie, de l'évangile de ce jour est aussi assez plate : Marie Madeleine était venue apporter aux apôtres une nouvelle incroyable : « On a enlevé le corps du Seigneur ! ». Mais Pierre et Jean, ne l'ont pas crue. Ne pouvant pas se fier aux dires de cette femmes, ils sont donc allés voir, et ils ont bien dû croire à ce qui leur avait été dit. Jean en tout cas reconnaît qu'il « a vu et a cru », c'est-à-dire : il a reconnu que Marie Madeleine avait dit vrai. Il ne pouvait rien conclure d'autre puisqu' « il n'avait pas encore compris les Ecritures ». Aussi il ne lui restait plus qu'à « rentrer à la maison, avec Pierre, tout songeurs.

?On procède beaucoup aujourd'hui à ce genre de lecture plate. Certaines émissions de télévision, des articles de revues ou des livres présentés par des personnes scientifiques réputées s'efforcent ainsi d'atteindre la 'vérité historique' la plus dépouillée de toute crédulité et annoncent le triomphe de la 'vérité' sur l'obscurantisme.

Or je crois que le prestige de ce genre de présentation 'scientifique' nous impressionne aussi, fût-ce à notre insu. Nous nous demandons : « Et si telle était la vérité, toute la vérité ? La suite, les apparitions de Jésus à Jérusalem ou en Galilée ne serait-elle que phantasmes d'une amoureuse déçue ou des élucubrations de disciples frustrés ? »

Mes soeurs et mes frères, je ne vais pas commencer ici une apologétique de la résurrection. Rassurez-vous ! Mais je voudrais dire clairement qu'en tant que chrétiens qui vivons de l'Esprit du Christ ressuscité, nous devons nous poser ces questions précises : « Pouvons-nous passer de cette lecture plate des évènements à une compréhension plus plénière du mystère ? et : comment devons-nous nous y prendre pour 'voir', à travers les signes ténus des bandelettes, du suaire et du tombeau vide, l'annonce d'une présence nouvelle du Christ toujours vivant ? »

La célébration de Pâques est une invitation à aborder cette question, pour nous resituer vis-à-vis du mystère de Jésus et nous réengager pour en vivre. La foi au Christ ressuscité, au Christ total, n'est pas donnée une fois pour toutes. Nous devons constamment y travailler. Heureusement la liturgie nous y aide fidèlement. Si donc nous ne voulons pas célébrer cette fête de façon routinière et superficielle, il nous faut nous laisser conduire par cette liturgie et régulièrement reparcourir le chemin que les disciples ont dû faire pour que leur foi mûrisse, s'épanouisse et devienne agissante.

Car nous sommes comme eux : nous ne sommes pas prêts à croire tout de go que Jésus est ressuscité. C'est tellement peu évident, tellement peu attendu. Il nous faut du temps pour que cette foi fasse son chemin dans notre coeur. Nous accueillons encore assez volontiers le mystère de l'incarnation, mais je crois que, pour la résurrection, nous ne pouvons y adhérer qu'en un second temps, après avoir traversé le questionnement et le doute. La foi au Christ ressuscité est l'aboutissement d'une vie selon l'évangile.

De fait, les évangiles commencent tous par nous parler des difficultés à croire que les disciples ont eues, parce que cela fait partie intégrante de la vie de foi, en tout cas de la nôtre. Mais ils nous disent aussi que Jésus nous rejoint précisément là, là où nous sommes, dans notre étonnement, dans notre désarroi et notre scepticisme. Il nous rejoint comme il l'a fait pour les 'disciples d'Emmaüs' qui partaient à la dérive. Et il nous fait entrer dans son mystère.

Voyons donc dans les évangiles comment les disciples ont pu faire ce passage de la résignation à la foi.

Ils mentionnent essentiellement deux éléments.

Les évangiles mentionnent une première démarche qui nous permet de passer du désarroi à la foi. Pour que soit possible cette reconnaissance du Seigneur il nous faut scruter les Ecritures. Tant que nous n'avons pas compris ce qu'elles disent du Sauveur, il est difficile de croire. Quand, dans les Actes, les apôtres annoncent le Christ, ils font toujours allusion aux prophètes et aux psaumes. Ils mentionnent les textes explicites qui prédisent le retour à la vie du Serviteur.

Mais ici aussi nous ne devons pas nous limiter à quatre ou cinq allusions explicites. C'est l'ensemble des Écritures qui atteste qu'« il fallait que Jésus souffrit sa passion et ressuscite d'entre les morts ». Et quand je dis l'ensemble, je pense non seulement aux écrits de la Première Alliance, mais aussi à « tout ce que Jésus a fait et enseigné », toutes ces paroles non encore écrites alors, mais qui étaient profondément inscrites dans les coeurs des disciples. Trop profondément peut-être pour qu'ils s'en souviennent à ce moment, mais peu à peu l'Esprit de Jésus va les leur remémorer. Partout en effet il est question du Dieu qui veut la vie, le Dieu qui aime pardonner et redonner l'espérance, le Dieu qui sait vaincre le mal par le bien. Et quand on repense à Jésus, il apparaît qu'il est essentiellement celui qui donne sa vie pour ses frères et pour qu'ils l'aient en abondance. Oui, la résurrection est dans la droite ligne de tout ce que Dieu a fait pour l'homme depuis les origines.

Mais les évangiles mentionnent encore une autre approche du ressuscité, et notamment le fait que les disciples ont rencontré Jésus, ou plus exactement qu'ils l'ont reconnu. Dans la suite du récit lu aujourd'hui, saint Jean raconte comment Marie Madeleine, revenue au tombeau vide, a d'abord pris Jésus pour le jardinier, avant de le reconnaître. Il y a cinq ou six récits analogues dans les évangiles, des récits assez énigmatiques : comment les disciples ne reconnaissent-ils plus ce Jésus qu'ils avaient encore vu quatre jours auparavant ? C'est que le Christ qui les rencontre désormais n'est pas simplement le Jésus d'avant, comme si il ne s'était rien passé depuis. Il est le Christ total, si je puis m'exprimer ainsi, celui qui s'identifie toujours avec « les plus petits d'entre ses frères ».

C'est pourquoi nous ne devons pas nous limiter à ces cinq ou six récits : toutes les fois que nous pouvons vraiment rencontrer une personne, découvrir sa dignité éminente et reconnaître ce qu'elle a d'unique, c'est le Christ toujours vivant que nous reconnaissons. Comme le dit un adage des Pères du désert : « Tu as vu ton frère, tu as vu ton Seigneur ». De fait, comme l'écrit saint Jean dans son épitre « nous sommes passés de la mort à la vie », précisément quand nous aimons nos frères.

Mes frères, mes soeurs, nous ne comprenons les mystères du Christ que dans la mesure où nous y participons. Nous comprenons qu'il est vivant quand nous passons nous-mêmes de la mort à la vie, en aimant. Oui, notre foi au Christ toujours vivant est d'abord le fruit de l'amour.

?Alors nous pouvons, en conclusion, faire une relecture plus profonde et plus savoureuse de l'évangile de ce jour et en particulier des mots « il vit et il crut ».

?On sait l'importance de ce mot 'voir' dans l'évangile de Jean. Dès la première rencontre avec des disciples, Jésus leur dit : « Venez et voyez ! » et en finale, dans son discours après la Cène : « Qui m'a vu a vu le Père ». Le mot revient 39 fois ! Ce n'est pas le lieu pour entrer dans plus de détails. Je veux seulement faire remarquer que dans ce contexte il faut s'attendre à ce que la remarque : « il vit et il crut » ne soit pas anodine.

L'évangéliste (qui parle ici de lui-même) évoque au contraire ce moment décisif pour toute sa vie où il s'est remémoré ce que Jésus était pour lui. Il a alors soudain compris ce que les Ecritures disaient de Jésus : au moment où il a vu qu'il n'y avait précisément rien à voir, puisque le tombeau était vide, il a cru.

Il a compris que cette absence du corps de Jésus n'était pas un 'fait divers', mais qu'elle signifiait que Jésus était désormais présent d'une autre façon.

Il a compris qu'il ne fallait « pas le retenir », puisqu'il était « allé vers son Père et notre Père », comme il l'avait dit si clairement dans son discours d'adieu.

Il a compris ce qu'il a tenu à nous confier avec tant de force à la fin de son évangile et ce qui nous fait vivre aujourd'hui : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».

 

Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Ac 10, 34a.37-43

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.

117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle

Frères, ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.

Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

1 Co 5, 6b-8

Les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.

Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :

Ex 14, 15 – 15, 1a

Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

Is 12, 2, 4bcd, 5-6

Dans sa miséricorde éternelle, le Seigneur, ton rédempteur a pitié de toi

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et toute ton enceinte avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous disciples du Seigneur, et grande sera leur paix. Tu seras établie sur la justice : loin de toi l’oppression, tu n’auras plus à craindre ; loin de toi la terreur, elle ne t’approchera plus.

Is 54, 5-14

Venez à moi, et vous vivrez ; je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle

Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

Is 55, 1-11

Marche vers la splendeur du Seigneur

Écoute, Israël, les commandements de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? – Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; pour savoir en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière des yeux et la paix.

Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins du savoir, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé.

Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. Elle est le livre des préceptes de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l’observent vivront, ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

Ba 3, 9-15.32 – 4, 4

Je répandrai sur vous une eau pure et je vous donnerai un cœur nouveau

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. »

Ez 36, 16-17a.18-28

Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Rm 6, 3b-11

Jésus de Nazareth, le Crucifié, est ressuscité

Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? » Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : « Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit. » »

Mc 16, 1-7

Jsus de Nazareth, le Crucifi, est ressuscit

Le sabbat termin, Marie Madeleine, Marie, mre de Jacques, et Salom achetrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jsus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau ds le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre pour dgager l?entre du tombeau ? Levant les yeux, elles s?aperoivent qu?on a roul la pierre, qui tait pourtant trs grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis droite, un jeune homme vtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : Ne soyez pas effrayes ! Vous cherchez Jsus de Nazareth, le Crucifi ? Il est ressuscit : il n?est pas ici. Voici l?endroit o on l?avait dpos. Et maintenant, allez dire ses disciples et Pierre : Il vous prcde en Galile. L vous le verrez, comme il vous l?a dit.

Mc 16, 1-7

J?sus de Nazareth, le Crucifi?, est ressuscit?

Le sabbat termin?, Marie Madeleine, Marie, m?re de Jacques, et Salom? achet?rent des parfums pour aller embaumer le corps de J?sus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau d?s le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : ? Qui nous roulera la pierre pour d?gager l?entr?e du tombeau ? ? Levant les yeux, elles s?aper?oivent qu?on a roul? la pierre, qui ?tait pourtant tr?s grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis ? droite, un jeune homme v?tu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : ? Ne soyez pas effray?es ! Vous cherchez J?sus de Nazareth, le Crucifi? ? Il est ressuscit? : il n?est pas ici. Voici l?endroit o? on l?avait d?pos?. Et maintenant, allez dire ? ses disciples et ? Pierre : ? Il vous pr?c?de en Galil?e. L? vous le verrez, comme il vous l?a dit. ? ?

Mc 16, 1-7

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Le sabbat termin?, Marie Madeleine, Marie, m?re de Jacques, et Salom? achet?rent des parfums pour aller embaumer le corps de J?sus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau d?s le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : ? Qui nous roulera la pierre pour d?gager l?entr?e du tombeau ? ? Levant les yeux, elles s?aper?oivent qu?on a roul? la pierre, qui ?tait pourtant tr?s grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis ? droite, un jeune homme v?tu de blanc. Elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : ? Ne soyez pas effray?es ! Vous cherchez J?sus de Nazareth, le Crucifi? ? Il est ressuscit? : il n?est pas ici. Voici l?endroit o? on l?avait d?pos?. Et maintenant, allez dire ? ses disciples et ? Pierre : ? Il vous pr?c?de en Galil?e. L? vous le verrez, comme il vous l?a dit. ? ?

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