Homélie du 24 septembre 2017

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Une homélie de fr. Dieudonné Dufrasne

« Ton oeil est-il mauvais parce que ton Dieu est Bon ? »

Dieu notre Père, Dieu de toute bonté.

nous te confions les petitesses de nos âmes :

nos égoïsmes, nos jalousies, nos refus.

Élargis nos coeurs, réchauffe notre charité :

nous t'en prions.

Dieu notre Père.

Dieu de tendre bonté.

nous te confions les duretés de nos âmes :

nos doutes tenaces, nos révoltes, nos rancoeurs.

Assouplis nos esprits, réveille notre espérance :

nous t'en prions.

Dieu notre Père.

Dieu de souriante bonté.

nous te confions les vaines prétentions de nos âmes :

nos projets de nous faire valoir aux yeux des autres.

Ramène-nous à la simplicité de la vérité :

nous t'en prions.

Dieu notre Père.

Dieu de lumineuse bonté.

nous te confions les recoins ténébreux de nos ridicules trésors.

accuser autrui plutôt que de se laisser reprendre.

Garde allumée en nous la flamme sautillante de l'humour :

nous t'en prions.

Dieu notre Père.

Père de Jésus-Christ.

Lui-même homme de toute bonté.

tendre, souriante et lumineuse bonté.

Qui pourrait avoir l'oeil mauvais

parce qu'il mourut de bonté extrême

pour que tous les derniers soient les premiers

dans son Royaume de grâce ?

Prions le Seigneur.

fr. Dieudonné

 

Mes pensées ne sont pas vos pensées

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

Is 55, 6-9

Chaque jour je te bénirai, je louerai ton nom toujours et à jamais. Il est grand, le Seigneur, hautement loué ; à sa grandeur, il n’est pas de limite.

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu’il fait. Il est proche de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

Ps 144 (145), 2-3, 8-9, 17-18

Pour moi, vivre c’est le Christ

Frères, soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps. En effet, pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. Mais si, en vivant en ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je désire partir pour être avec le Christ, car c’est bien préférable ; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire.

Quant à vous, ayez un comportement digne de l’Évangile du Christ.

Ph 1, 20c-24.27a

Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : « Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste. » Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : « Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? » Ils lui répondirent : « Parce que personne ne nous a embauchés. » Il leur dit : « Allez à ma vigne, vous aussi. »

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : « Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. » Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : « Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! » Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : « Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Mt 20, 1-16

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