Homélie du 20 juin 2021

Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?

12ème dimanche du Temps Ordinaire - Année B

Une homélie de fr. Pierre de Béthune

Homélie :
avancez jusqu'à  22' 25"

Comment ne pas penser ici à ces migrants qui se risquent à traverser la Méditerranée ou la Manche dans des barques fragiles, parfois sur une mer houleuse ? Ils crient aussi certainement, chacun dans sa langue, et appellent leur Seigneur à l'aide. Heureusement, il y a aussi souvent des personnes qui se soucient effectivement d'eux, au nom du Seigneur, et qui les ramènent sur le sol ferme de Lampedusa ou Malte. Nous ne pouvons pas tous nous occuper directement de ces frères et soeurs provenant de Syrie, de Somalie ou du Mali, naufragés sur nos côtes ou nos frontières, mais nous rencontrons tous, dans notre vie ordinaire, des personnes qui attendent notre aide, au nom de notre foi. Car il nous faut insister une dernière fois sur cette caractéristique de la foi, selon l'évangile : elle est efficace ou elle n'est pas. A ceux qui désespèrent de trouver un secours et qui ont l'impression que, si Dieu existe, il dort et ne se soucie pas d'eux, nous pouvons témoigner de la présence attentionnée du Christ dans leur barque, grâce à notre attention discrète et efficace. Ce faisant nous exprimons et développons au mieux cette foi que Jésus attend de nous. Et puis, et surtout, en servant nos frères et nos soeurs, comme lui, nous découvrons toujours mieux son vrai visage.

Mais nous sommes toujours en chemin, et nous faisons bien d'encore prier : «  Je crois, Seigneur, mais viens en aide à mon peu de foi ! »

 

Ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots !

Le Seigneur s’adressa à Job du milieu de la tempête et dit : « Qui donc a retenu la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein primordial ; quand je lui mis pour vêtement la nuée, en guise de langes le nuage sombre ; quand je lui imposai ma limite, et que je disposai verrou et portes ? Et je dis : « Tu viendras jusqu’ici ! tu n’iras pas plus loin, ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ! » »

Jb 38, 1.8-11

Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, qu’ils offrent des sacrifices d’action de grâce, ceux qui ont vu les œuvres du Seigneur et ses merveilles parmi les océans.

Il parle, et provoque la tempête, un vent qui soulève les vagues : portés jusqu’au ciel, retombant aux abîmes, leur sagesse était engloutie.

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur, et lui les a tirés de la détresse, réduisant la tempête au silence, faisant taire les vagues.

Ils se réjouissent de les voir s’apaiser, d’être conduits au port qu’ils désiraient. Qu’ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes.

106 (107), 21a.22a.24, 25-26a.27b, 28-29, 30-31

Nous ne comprenons plus le Christ d’une manière simplement humaine

Frères, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi. Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.

2 Co 5, 14-17

Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Mc 4, 35-41

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