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Homélie du 27 mars 2016

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Résurrection du Seigneur - Année C

Une homélie de fr. Bernard poupart

J'ai préparé cette homélie du jour de Pâques dans l'accablement des attentats en me demandant quelle Pâque nous allions vivre.

Et je me suis souvenu des Pâques de mon enfance pendant la guerre, des Pâques de ma jeunesse pendant la guerre d'Algérie. Rien ne nous a jamais empêchés de fêter Pâques et de renouveler notre foi en la Résurrection de Jésus. Mais nous n'avons jamais non plus célébré la Résurrection sans faire mémoire de la mort de Jésus sur la croix. Regardons cette croix devant nous: la grande verticale du corps de Jésus de la terre au ciel, de l'humanité à Dieu, et les grands bras ouverts pour rassembler tous les hommes. Fêter Pâques, c'est planter encore cette croix au coeur du monde et croire encore que la vie de Jésus est victorieuse de la mort, de toute mort, de toutes les morts.

Il n'y a pas si longtemps, on disait et on écrivait que les religions s'affaissaient de plus en plus dans une société sécularisée. On s'employait même à cette disparition programmée en traquant tous les signes et les symboles qui les rappelaient encore: plus de crèches à Noël, pas de signes ostentatoires d'appartenance religieuse dans les lieux publics. Mais les religions sont revenues en force, et de la plus mauvaise manière: affirmations identitaires, crispations intégristes, relents fondamentalistes. Et donc les religions font peur à nouveau. Elles sont accusées d'être les sources de toutes les violences.

Allons-nous donc fêter Pâques non seulement dans la peur mais en plus dans la frilosité, en osant à peine chanter nos alléluias? Comment pourrions-nous empêcher Pâques d'éclater encore dans la lumière du printemps? Le Ressuscité est là présent au coeur de nos communautés, dans la douceur et la paix. Il n'a pas fait violence, il a subi la violence. Il n'a pas manifesté sa résurrection sur le parvis du temple mais à quelques amis qui ont dû d'abord croire devant le vide du tombeau. Et à partir de ceux-là, la foi en sa présence silencieuse s'est transmise jusqu'à nous. Ce n'est pas une foi aisée, parce qu'au moment même où nous disons qu'il est ressuscité dans sa chair, nous n'avons aucun contact sensible avec lui. Nous le guettons en tournant les pages de nos évangiles et en contemplant les visages de nos frères puisqu'il nous a dit que c'est là qu'il était, et d'abord chez les plus pauvres et les plus petits. Mais quel bonheur alors de nous regarder les uns les autres pour le dévisager.

Et j'ai vraiment envie de dire: Quel bonheur d'être chrétiens. Nous ne sommes pas supérieurs aux autres, nous respectons les autres croyances et les incroyances, et nous cultivons les rencontres et le dialogue. Mais nous avons bien le droit d'être fiers d'être disciples de Jésus avec la responsabilité de témoigner de son Évangile, de tout l'Évangile, dans la miséricorde et dans l'exigence, dans la douceur et la vigueur, dans la vigilance et la confiance. Dans un monde que la peur des autres pousse aux replis et aux méfiances, nous sommes les humbles porteurs d'un message d'amour et de paix. Nous nous souvenons de la parole de Jésus dans la tempête: « C'est moi, n'ayez pas peur! » Et nous accueillons aujourd'hui dans la joie la salutation du Ressuscité aux disciples: « La paix soit avec vous! »

Nous ne sommes pourtant ni naïfs ni inconscients. Nous savons bien que cette Pâque ne balaie pas les désordres et les tourments du monde. Nous savons seulement, et nous croyons qu'il n'y a pas d'autre issue pour le monde que l'amour. Nous croyons que Dieu aime le monde, il l'a tellement aimé qu'il lui a donné son Fils unique, et son amour sera plus fort que tout le mal du monde.

Chrétiens de Pâques, comment regardons-nous le monde? Avec une infinie compassion en pensant aux peuples du Moyen-Orient et aux flots de réfugiés. Avec aussi une adhésion renouvelée aux grandes valeurs qui ont fait l'Europe et qui risquent aujourd'hui d'être bafouées. Avec la ténacité têtue de l'espérance que l'Esprit tient vive en nous. Emmanuel Mounier parlait d'optimisme tragique. Le chrétien de Pâques se tient debout dans le monde. Il regarde en avant, se souvenant de la parole de Jésus ressuscité: « Je vous précède. »

Il nous précède, et en même temps il envoyait les disciples en avant de lui. C'est encore sa dernière parole de Ressuscité: « Allez! Je vous envoie! » Et c'est à l'exacte mesure de notre envoi, de nos missions, que nous éprouverons sa présence vivante. Nous avons vécu le carême comme une bonne retraite d'intériorité et de solidarité. Vivons ce beau temps pascal au vent du monde, la joie au coeur, même cachée dans nos épreuves, parce que le Christ est là, hier, aujourd'hui et demain.

 

Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Ac 10, 34a.37-43

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.

Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle

Frères, ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.

Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

1 Co 5, 6b-8

Les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.

Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :

Ex 14, 15 – 15, 1a

Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

Is 12, 2, 4bcd, 5-6

Dans sa miséricorde éternelle, le Seigneur, ton rédempteur a pitié de toi

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et toute ton enceinte avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous disciples du Seigneur, et grande sera leur paix. Tu seras établie sur la justice : loin de toi l’oppression, tu n’auras plus à craindre ; loin de toi la terreur, elle ne t’approchera plus.

Is 54, 5-14

Venez à moi, et vous vivrez ; je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle

Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

Is 55, 1-11

Marche vers la splendeur du Seigneur

Écoute, Israël, les commandements de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? – Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; pour savoir en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière des yeux et la paix.

Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins du savoir, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé.

Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. Elle est le livre des préceptes de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l’observent vivront, ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

Ba 3, 9-15.32 – 4, 4

Je répandrai sur vous une eau pure et je vous donnerai un cœur nouveau

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. »

Ez 36, 16-17a.18-28

Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Rm 6, 3b-11

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.’ »

Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

Lc 24, 1-12

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Le premier jour de la semaine, la pointe de l?aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu?elles avaient prpars. Elles trouvrent la pierre roule sur le ct du tombeau. Elles entrrent, mais ne trouvrent pas le corps du Seigneur Jsus. Alors qu?elles taient dsempares, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit blouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage inclin vers le sol. Ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n?est pas ici, il est ressuscit. Rappelez-vous ce qu?il vous a dit quand il tait encore en Galile : ?Il faut que le Fils de l?homme soit livr aux mains des pcheurs, qu?il soit crucifi et que, le troisime jour, il ressuscite.?

Alors elles se rappelrent les paroles qu?il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportrent tout cela aux Onze et tous les autres. C?taient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mre de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la mme chose aux Aptres. Mais ces propos leur semblrent dlirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s?en retourna chez lui, tout tonn de ce qui tait arriv.

Lc 24, 1-12

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Le premier jour de la semaine, ? la pointe de l?aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu?elles avaient pr?par?s. Elles trouv?rent la pierre roul?e sur le c?t? du tombeau. Elles entr?rent, mais ne trouv?rent pas le corps du Seigneur J?sus. Alors qu?elles ?taient d?sempar?es, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit ?blouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage inclin? vers le sol. Ils leur dirent : ? Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n?est pas ici, il est ressuscit?. Rappelez-vous ce qu?il vous a dit quand il ?tait encore en Galil?e : ?Il faut que le Fils de l?homme soit livr? aux mains des p?cheurs, qu?il soit crucifi? et que, le troisi?me jour, il ressuscite.? ?

Alors elles se rappel?rent les paroles qu?il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapport?rent tout cela aux Onze et ? tous les autres. C??taient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie m?re de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la m?me chose aux Ap?tres. Mais ces propos leur sembl?rent d?lirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s?en retourna chez lui, tout ?tonn? de ce qui ?tait arriv?.

Lc 24, 1-12

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Le premier jour de la semaine, ? la pointe de l?aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu?elles avaient pr?par?s. Elles trouv?rent la pierre roul?e sur le c?t? du tombeau. Elles entr?rent, mais ne trouv?rent pas le corps du Seigneur J?sus. Alors qu?elles ?taient d?sempar?es, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit ?blouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage inclin? vers le sol. Ils leur dirent : ? Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n?est pas ici, il est ressuscit?. Rappelez-vous ce qu?il vous a dit quand il ?tait encore en Galil?e : ?Il faut que le Fils de l?homme soit livr? aux mains des p?cheurs, qu?il soit crucifi? et que, le troisi?me jour, il ressuscite.? ?

Alors elles se rappel?rent les paroles qu?il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapport?rent tout cela aux Onze et ? tous les autres. C??taient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie m?re de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la m?me chose aux Ap?tres. Mais ces propos leur sembl?rent d?lirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s?en retourna chez lui, tout ?tonn? de ce qui ?tait arriv?.

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