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Homélie du 21 avril 2019

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Résurrection du Seigneur - Année C

Une homélie de fr. Pierre de Béthune

Cette année, pour fêter Pâques, nous recevons un printemps extraordinairement lumineux. C'est une grâce qui nous est faite, pour nous inviter à accueillir avec gratitude tout don venant de Dieu, et pour rayonner à notre tour la lumière qui vient du Christ ressuscité.

Mais n'oublions pas pour autant tous ceux qui sont dans les ténèbres de la souffrance et le deuil. Nous pensons en particulier aux centaines de chrétiens tués ce matin dans des attentats commis par des soi-disant bouddhistes du Sri Lanka, au cours de l a messe de Pâques.

Ce n'est pas en boudant notre joie que nous allons les aider ; commençons plutôt par nous accueillir vraiment les uns les autres, ici, avec toutes les différences qui nous caractérisent. Et prions Dieu pour que la paix qui provient du Christ tué par des fanatiques et revenu à la vie parmi nous, se diffuse dans les coeurs de plus en plus de témoins de la vraie vie.

Tournons-nous vers la croix, pour demander humblement la grâce de rayonner cette vie véritable. Oui, Seigneur , prends pitié !

Homélie

La liturgie nous plonge dans le mystère de Pâques : un mystère qui nous envahit et nous dépasse absolument. Cette nuit, ce matin, nous avons célébré dans la joie le triomphe de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort. Et nous avons chanté de tout coeur : « Il est ressuscité ; il est vraiment ressuscité... » Mais ce midi nous avons aussi entendu saint Paul nous dire, dans son épître : « Vous êtes ressuscités avec le Christ... » Le mystère de Pâques nous dépasse, certes, mais il nous concerne aussi totalement ! Nous célébrons la résurrection du Christ Jésus qui s'est passée il y a bientôt 2000 ans. Mais nous sommes aussi appelés à participer aujourd'hui à tous ses mystères, et : « Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivrons » (2Tim 2,11)

Or une certaine présentation de la résurrection, peut nous décourager sur notre chemin de vie chrétienne, parce qu'elle décrit la résurrection comme une réalité tellement merveilleuse et inouïe qu'elle en devient inaccessible. Oui, on a souvent cru nécessaire d'accentuer son aspect miraculeux et la rupture qu'elle apportait dans l'histoire. Cette façon de présenter la résurrection a été bien illustrée par la musique ancienne du Credo où, après les mots chantés de façon un peu lugubre : « ... passus et sepultus est », éclate triomphalement le « Et resurrexit tertia die ». C'est merveilleux. Mais à force d'exalter unilatéralement le miracle (de la résurrection), on finit par le reléguer dans l'univers de la légende et du mythe. Or ce qui nous importe est de vivre le mystère ici et maintenant, et d'accueillir sa nouveauté, sans évacuer toute notre histoire.

Revoyons donc le texte. Nous sommes au chapitre 20 de saint Jean. Dans les quatre évangiles, un nouveau chapitre commence avec le récit du jour de Pâques. Il a bien fallu diviser le texte en chapitres et en versets pour s'y retrouver. Mais en lisant plus attentivement le passage que nous avons entendu dans son contexte, nous sommes frappés par la continuité qui traverse tout le récit. Par delà les divisions ultérieures en chapitres, nous constatons que la description des faits et gestes des saintes femmes et des disciples se poursuit tout uniment, depuis la descente de croix et l'ensevelissement jusqu'à la visite au tombeau, dès que possible, après le sabbat. Et la découverte du tombeau vide suscite d'abord l'étonnement, la perplexité, des courses folles. La compréhension de la réalité merveilleuse est lente et laborieuse, comme une aurore encore timide. Peu à peu, graduellement, la lumière se fait. Au début ils ne reconnaissaient pas Jésus. C'est un aveu étrange, mais si les évangélistes l'ont retenu, c'est parce que c'est bien ainsi que les choses se sont passées. Mais finalement les témoins comprennent dans la foi, ils reconnaissent le Christ et reçoivent de lui une nouvelle énergie pour porter la bonne nouvelle autour d'eux, comme nous l'avons entendu proclamer par l'apôtre Pierre dans les Actes des Apôtres.

Or cette continuité et cet aspect graduel ne sont pas anecdotiques ; ils sont fondamentaux pour notre compréhension de l'Évangile dans la foi. Tous les évangélistes l'évoquent d'ailleurs, mais surtout saint Jean. Nous voyons en effet qu'il utilise à dessein un mot ambivalent pour évoquer le mystère du Christ : il parle de son 'élévation', c'est-à-dire à la fois sa crucifixion, quand il a été élevé sur le bois du supplice et son exaltation au dessus de tout. Un même mot exprime sa mort ignominieuse et sa résurrection glorieuse. Parce que c'est un même mouvement. L'audace de cette présentation met en pleine lumière la continuité entre la Passion et la Résurrection. A travers tout l'évangile selon saint Jean la gloire du Christ est ainsi annoncée et déjà inaugurée, même dans les controverses et les contestations les plus acerbes. Nous pensons en particulier à l'image qu'il donne à ceux qui l'interrogent sur son avenir. Il leur parle du grain de blé qui tombe en terre, qui meurt en quelque sorte, pour finalement porter beaucoup de fruit. Ici encore il y a continuité, à travers la mort.

Mes soeurs, mes frères, telle est précisément la bonne nouvelle de la résurrection : il y a une mort qui engendre la vie. Avec Jésus, avec son Esprit, nous pouvons discerner et promouvoir une vie qui est déjà présente dans la mort, en toute mort, à commencer par les plus petites de notre vie quotidienne, les contradictions, les frustrations, les échecs. Et notez bien : dire que la mort porte une promesse de vie n'est pas un simple constat ; ce n'est pas professer un préjugé optimiste. Jésus n'est pas venu pour nous dire qu' « après la pluie vient le beau temps ». Et nous ne nous sommes pas non plus réunis ici aujourd'hui pour simplement fêter le retour du printemps, si merveilleux, comme chaque année. La vie vraiment nouvelle ne surgit pas de n'importe quelle mort.

La mort, même au creux de notre vie quotidienne, n'est féconde que quand elle est l'aboutissement d'un amour, un amour qui va « jusqu'au bout ». C'est encore saint Jean qui a perçu cette façon de vivre chez Jésus. Nous l'avons célébrée le jeudi saint. « Ayant aimé les siens qui étaient en ce monde, il les aima jusqu'au bout ; » (Le Père Bernard en a bien parlé ; je n'y reviens pas.) Mais ailleurs encore, dans son épître, saint Jean nous dit que « 'nous sommes passés de la mort à la vie parce que nous aimons nos frères ». Nous aussi donc, quand nous nous laissons porter par l'Esprit de Jésus, l'Esprit du don inconditionnel, nous pouvons entrer dans ce mouvement de la Pâques et faire concrètement l'expérience de la résurrection.

Pâques est effectivement un 'passage', une traversée. Oui ! à la suite du Christ, nous pouvons dépasser la mesure de ce que nous croyons devoir faire, pour découvrir une façon d'aimer sans mesure. Nous pouvons découvrir que nous sommes capables de réaliser plus et de supporter davantage. Nous pouvons vivre nos épreuves et même nos impasses comme des creusets et y recevoir une vie nouvelle, une joie inespérée. Encore une fois, cela ne se réalise pas tout seul : ce n'est pas une épreuve vécue n'importe comment, qui peut être ainsi transmuée en or, au sortir de la fournaise. Mais avec la grâce de Dieu, nous pouvons vivre notre vie, en ses moments les plus modestes ou les plus graves, avec un amour inconditionnel, 'jusqu'au bout'. Nous pouvons alors nous engager dans ce passage, cette Pâque qui donne à toute notre existence une dimension d'éternité.

L'évangile que nous avons entendu précise encore que, pour réaliser ce passage, l'amour doit être accompagné de la foi. Le 'disciple bien aimé' a accédé au mystère de la résurrection quand « il vit et il crut ». En effet, jusqu'à présent, « notre vie est cachée avec le Christ en Dieu », comme saint Paul nous l'a rappelé dans l'épître. Foi et amour sont toujours liés, et c'est la foi, le plus souvent obscure, qui assure la continuité et la participation au mystère.

 

Nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit : « Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean : Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester, non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts. Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts. C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Ac 10, 34a.37-43

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! Non, je ne mourrai pas, je vivrai, pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.

Ps 117 (118), 1.2, 16-17, 22-23

Purifiez-vous des vieux ferments, et vous serez une Pâque nouvelle

Frères, ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ? Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.

Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

1 Co 5, 6b-8

Les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer

En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec. Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. » L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer. Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent. Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.

Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique. Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! » Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! » Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul. Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche. Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :

Ex 14, 15 – 15, 1a

Voici le Dieu qui me sauve : j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ; il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence, et toute la terre le sait. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

Is 12, 2, 4bcd, 5-6

Dans sa miséricorde éternelle, le Seigneur, ton rédempteur a pitié de toi

Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est « Le Seigneur de l’univers ». Ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël, il s’appelle « Dieu de toute la terre ». Oui, comme une femme abandonnée, accablée, le Seigneur te rappelle. Est-ce que l’on rejette la femme de sa jeunesse ? – dit ton Dieu. Un court instant, je t’avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse, je te ramènerai. Quand ma colère a débordé, un instant, je t’avais caché ma face. Mais dans mon éternelle fidélité, je te montre ma tendresse, – dit le Seigneur, ton rédempteur. Je ferai comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre : de même, je jure de ne plus m’irriter contre toi, et de ne plus te menacer. Même si les montagnes s’écartaient, si les collines s’ébranlaient, ma fidélité ne s’écarterait pas de toi, mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, – dit le Seigneur, qui te montre sa tendresse. Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs. Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et toute ton enceinte avec des pierres précieuses. Tes fils seront tous disciples du Seigneur, et grande sera leur paix. Tu seras établie sur la justice : loin de toi l’oppression, tu n’auras plus à craindre ; loin de toi la terreur, elle ne t’approchera plus.

Is 54, 5-14

Venez à moi, et vous vivrez ; je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle

Ainsi parle le Seigneur : Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses, vous vous régalerez de viandes savoureuses ! Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle : ce sont les bienfaits garantis à David. Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples, pour les peuples, un guide et un chef. Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ; une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ; invoquez-le tant qu’il est proche. Que le méchant abandonne son chemin, et l’homme perfide, ses pensées ! Qu’il revienne vers le Seigneur qui lui montrera sa miséricorde, vers notre Dieu qui est riche en pardon. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos chemins ne sont pas mes chemins, – oracle du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission.

Is 55, 1-11

Marche vers la splendeur du Seigneur

Écoute, Israël, les commandements de vie, prête l’oreille pour acquérir la connaissance. Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? – Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse ! Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours. Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l’intelligence ; pour savoir en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière des yeux et la paix.

Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu’à ses trésors ? Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l’a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l’a peuplée de troupeaux. Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant. Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites. C’est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable. Il a découvert les chemins du savoir, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé.

Ainsi, la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes. Elle est le livre des préceptes de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l’observent vivront, ceux qui l’abandonnent mourront. Reviens, Jacob, saisis-la de nouveau ; à sa lumière, marche vers la splendeur : ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger. Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.

Ba 3, 9-15.32 – 4, 4

Je répandrai sur vous une eau pure et je vous donnerai un cœur nouveau

La parole du Seigneur me fut adressée : « Fils d’homme, lorsque les gens d’Israël habitaient leur pays, ils le rendaient impur par leur conduite et leurs actes. Alors j’ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu’ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles immondes qui l’avaient rendu impur. Je les ai dispersés parmi les nations, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Selon leur conduite et leurs actes, je les ai jugés. Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, car on disait : ‘C’est le peuple du Seigneur, et ils sont sortis de son pays !’ Mais j’ai voulu épargner mon saint nom, que les gens d’Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés. Eh bien ! tu diras à la maison d’Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n’est pas pour vous que je vais agir, maison d’Israël, mais c’est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés. Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux. Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre. Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai. Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. »

Ez 36, 16-17a.18-28

Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus

Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême. Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.

Rm 6, 3b-11

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Alors qu’elles étaient désemparées, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit éblouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage incliné vers le sol. Ils leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.’ »

Alors elles se rappelèrent les paroles qu’il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C’étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres. Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s’en retourna chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.

Lc 24, 1-12

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Le premier jour de la semaine, la pointe de l?aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu?elles avaient prpars. Elles trouvrent la pierre roule sur le ct du tombeau. Elles entrrent, mais ne trouvrent pas le corps du Seigneur Jsus. Alors qu?elles taient dsempares, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit blouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage inclin vers le sol. Ils leur dirent : Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n?est pas ici, il est ressuscit. Rappelez-vous ce qu?il vous a dit quand il tait encore en Galile : ?Il faut que le Fils de l?homme soit livr aux mains des pcheurs, qu?il soit crucifi et que, le troisime jour, il ressuscite.?

Alors elles se rappelrent les paroles qu?il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapportrent tout cela aux Onze et tous les autres. C?taient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mre de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la mme chose aux Aptres. Mais ces propos leur semblrent dlirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s?en retourna chez lui, tout tonn de ce qui tait arriv.

Lc 24, 1-12

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Le premier jour de la semaine, ? la pointe de l?aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu?elles avaient pr?par?s. Elles trouv?rent la pierre roul?e sur le c?t? du tombeau. Elles entr?rent, mais ne trouv?rent pas le corps du Seigneur J?sus. Alors qu?elles ?taient d?sempar?es, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit ?blouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage inclin? vers le sol. Ils leur dirent : ? Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n?est pas ici, il est ressuscit?. Rappelez-vous ce qu?il vous a dit quand il ?tait encore en Galil?e : ?Il faut que le Fils de l?homme soit livr? aux mains des p?cheurs, qu?il soit crucifi? et que, le troisi?me jour, il ressuscite.? ?

Alors elles se rappel?rent les paroles qu?il avait dites. Revenues du tombeau, elles rapport?rent tout cela aux Onze et ? tous les autres. C??taient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie m?re de Jacques ; les autres femmes qui les accompagnaient disaient la m?me chose aux Ap?tres. Mais ces propos leur sembl?rent d?lirants, et ils ne les croyaient pas. Alors Pierre se leva et courut au tombeau ; mais en se penchant, il vit les linges, et eux seuls. Il s?en retourna chez lui, tout ?tonn? de ce qui ?tait arriv?.

Lc 24, 1-12

Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

Le premier jour de la semaine, ? la pointe de l?aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu?elles avaient pr?par?s. Elles trouv?rent la pierre roul?e sur le c?t? du tombeau. Elles entr?rent, mais ne trouv?rent pas le corps du Seigneur J?sus. Alors qu?elles ?taient d?sempar?es, voici que deux hommes se tinrent devant elles en habit ?blouissant. Saisies de crainte, elles gardaient leur visage inclin? vers le sol. Ils leur dirent : ? Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n?est pas ici, il est ressuscit?. Rappelez-vous ce qu?il vous a dit quand il ?tait encore en Galil?e : ?Il faut que le Fils de l?homme soit livr? aux mains des p?cheurs, qu?il soit crucifi? et que, le troisi?me jour, il ressuscite.? ?

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