Homélie du 1 janvier 2019

Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus

Sainte Marie, Mère de Dieu -

Une homélie de fr. Pierre de Béthune

Nous aussi, nous sommes appelés à « louer et glorifier Dieu » avec les bergers (et bientôt les mages), pour tout ce qui nous a été raconté ces jours-ci. Et, en vivant pleinement notre foi, nous pourrons aussi, durant toute cette année, « nous étonner », comme eux, de tout ce qui nous est donné.

Mes frères, mes soeurs, la liturgie de ce premier jour de l'année nous invite à « retenir tous ces évènements et les méditer dans notre coeur », comme l'a fait Marie, la Mère de Dieu. Mais nous savons que cette méditation n'était pas seulement une remémoration infinie, un retour en arrière sur tout ce qu'il y avait eu de beau dans la volonté de Dieu sur elle. Car Marie est « celle qui a cru en l'accomplissement de tout ce qui lui avait été dit ». Et sa foi n'était pas seulement l'adhésion à la volonté de Dieu, réalisée une fois pour toutes, elle était l'accueil étonné de tout ce qui lui arrivait chaque jour, la continuation de son « oui ! » du premier jour. C'est donc sous sa protection maternelle que nous voulons aborder cette nouvelle année. Quand nous envisageons cette année 2019, nos sentiments sont partagés entre la curiosité, l'appréhension, l'espoir, la fidélité, la détermination- Mais la fête de Sainte Marie nous invite à surtout envisager cette nouvelle année avec foi. La foi de son « Oui, qu'il m'advienne selon ta volonté ! »

Il faut cependant préciser quel est ce 'oui'. Quand nous prions : « Que ta volonté soit faite ! », nous risquons toujours d'exprimer une confiance rétrospective. Comme Job : « Le Seigneur m'a donné, le Seigneur m'a tout repris : que le Seigneur soit béni ! » C'est beau, mais c'est aussi une forme de résignation. Nous ne voulons plus d'une soumission fataliste au dessein d'un Dieu qui n'a de compte à rendre à personne. Nous ne voulons plus nous limiter à une foi qui serait l'adhésion à un Credo, un ensemble de propositions données, bien définies une fois pour toutes. Parce que notre foi est un 'oui' toujours nouveau à Dieu, une ouverture infinie ; c'est une foi prospective.

Elle est l'accueil de l'inconnu, de l'imprévisible, de l'improbable, ce sur quoi nous n'avons aucune emprise, mais qui nous sera donné. Car, quoi qu'il advienne, nous savons que nous accueillons « une année de grâce », comme Jésus l'annonçait dans la synagogue de Nazareth, une année bénie de Dieu. Bien sûr, notre agenda pour 2019 est déjà bien rempli : rencontres, engagements, anniversaires, projets de toutes sortes. Mais fondamentalement, il est vide ! Car rien de tout cela n'est encore réalisé et nous ne pouvons d'ailleurs pas être absolument certains qu'il en sera ainsi. Mieux vaut donc commencer par accueillir cette ouverture ; cette vacuité pour l'exposer à la volonté de Dieu, à sa « bienveillance pour tous les humains » que nous avons chantée à Noël.

Oui, mon avenir est vide, mais j'y mets tout mon amour.

Oui, qu'il m'advienne selon ta parole !

 

Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit : « Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »

Nb 6, 22-27

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse, que son visage s’illumine pour nous ; et ton chemin sera connu sur la terre, ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie, car tu gouvernes le monde avec justice ; tu gouvernes les peuples avec droiture, sur la terre, tu conduis les nations.

Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu'ils te rendent grâce tous ensemble ! Que Dieu nous bénisse, et que la terre tout entière l’adore !

Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8

Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.

Ga 4, 4-7

Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

Lc 2, 16-21

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