Homélie du 15 septembre 2019

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

Dimanche, 24ème Semaine du Temps Ordinaire - Année C

Une homélie de fr.

Nous connaissons la réponse pour l'avoir entendu raconter des dizaines de fois ou pour l'avoir vu illustrée par des peintres de toutes époques : celui qu'il trouve, c'est non seulement un père mais un « abba », un papa qui « pris aux entrailles, se jette au cou de son fils » sans attendre qu'il ait fini sa confession. Incroyable, ce pauvre type qui méritait qu'on lui tombe dessus à bras raccourcis, qu'on lui fasse d'amers reproches, le voilà accueilli à bras ouverts par ce Père qui évoque Celui que chantait l'Ancien Testament : « Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère et plein d'amour » ; ce Dieu qui traitait son peuple comme une maman apprenant à son petit enfant comment faire ses premiers pas-.

Cette parabole concerne chacun de nous et notre monde dans son ensemble : derrière le fils prodigue se profile une humanité souffrante, violente, pécheresse, désemparée mais aussi un monde avide de générosité, de pardon, de partage, de relèvement : « Oui, je me lèverai- » Une humanité - et j'en fais partie- qui a besoin de savoir, de ne pas rester dans l'ignorance des trois paraboles de la miséricorde. Ne pas rester dans l'ignorance : le drame de notre monde n'est peut-être pas tant la méchanceté ou l'incroyance mais l'ignorance : Paul y fait allusion dans l'épitre de ce jour : « Moi, blasphémateur, persécuteur, violent, il m'a été fait miséricorde car j'avais agi par « ignorance » ; et dans la même lettre il parle de l'espérance reçue par l'annonce de l 'Evangile. C'est l'annonce de l'espérance qu'il s'agit de recevoir : nous sommes ici pour ne pas ignorer le vrai visage de Dieu ou encore pour nous remettre en mémoire que nous avons le droit, le droit de croire - j'allais dire qu'au bout de la vie, mais non, au coeur de la vie, il y a une espérance et que cette espérance porte un nom : Dieu Père, Abba : qui nous permet d'être joyeux entre les bras de Celui que Paul appelle « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation ». (2Cor. 1, 3)

Le fis aîné, dont nous n'avons pas parlé, n'a pas accès à cette espérance : il demeure ignorant : il ne peut croire qu'il puisse exister un tel amour tel qu'il le voit se déployer devant lui. Il ne peut l'accepter, ni pour son cadet, ni pour lui-même. Quel Dieu rencontrons-nous en venant à l'Eucharistie- et dans la vie quotidienne ?

Frères et soeurs, en cette Eucharistie, pour que la joie de Dieu nous habite, entraînés par Jesus-Christ, allons vers notre Père ! AMEN

 

Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : ‘Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ »

Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ? Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : ‘Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.’ » Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Ex 32, 7-11.13-14

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange. Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Ps 50 (51), 3-4, 12-13, 17.19

Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs

Bien-aimé, je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ; la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.

Voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle.

Au roi des siècles, au Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.

1 Tm 1, 12-17

Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !’ Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »

Lc 15, 1-10

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